Truffière : Planter et Faire Produire
Une truffière se planifie et se plante avec nous, des plants mycorhizés à l’étude du terrain : une plantation d’arbres conduite pour produire de la truffe noire, Tuber melanosporum, pendant vingt à trente ans.
Planter une truffière est un investissement à très long terme : les premières truffes arrivent vers 5 ou 6 ans, et la plantation commence à gagner de l’argent vers 10 à 12 ans.
Il existe des plantations qui ne produisent rien parce qu’elles ont été faites n’importe comment ou qu’un détail a été négligé. Cette page dit ce qu’il faut savoir avant de planter, et ce qui se fait ensuite, saison après saison.

Conduire la truffière
Ce qui se décide avant de planter la truffière

Plants Truffiers
Chêne vert et chêne faginé mycorhizés : choisir la pépinière, faire analyser le lot et fixer le nombre de plants.

Chêne Truffier
Le plant de référence des truffières.

Culture de la Truffe : Ce qu’il Faut Savoir avant de Planter
Ce que la culture de la truffe demande, du sol à la récolte.
Combien de temps avant qu’une truffière produise
Les délais donnés par notre producteur, sans les maquiller.
- Vers 5 ou 6 ans : premières truffes, à titre symbolique.
- Entre 8 et 10 ans : production commerciale, la parcelle commence à rendre.
- Entre 10 et 12 ans : la truffière commence à gagner de l’argent.
- Entre 12 et 18-20 ans : production maximale.
- Jusqu’à 30 ans environ : l’arbre continue à produire.
Combien une truffière peut produire
Notre producteur conçoit ses parcelles pour un objectif de 200 à 250 kg par hectare. C’est un objectif de conception, pas une promesse.
Dans la pratique, il considère 50 kg par hectare comme l’idéal, et une parcelle qui donne plus de 20 kg par hectare est déjà un bon résultat.
Combien coûte une truffière
Ordre de grandeur donné par notre producteur : 10 hectares plantés cette année représentent autour de 200 000 euros, en comptant que le terrain et les machines sont déjà en main, et avec des matériaux qui ont beaucoup renchéri.
La densité de référence est d’environ 300 plants par hectare. Pour 40 hectares, autour de 12 000 plants.
Au plant s’ajoute un poste que peu de projets budgètent : l’analyse de mycorhization du lot, commandée par l’acheteur à un laboratoire extérieur, autour de 65 € par plant analysé avec un minimum de cinq. Pour 1 000 plants, une douzaine d’analyses.
Quand planter une truffière
La meilleure période est l’automne, et plus précisément octobre et novembre. Le plant a alors devant lui l’hiver et le printemps pour développer ses racines, et il ne subit pas son premier été avec un système racinaire à peine formé.
Le sol doit être en état : ni détrempé, ni desséché. Programmez la plantation sur une période de températures stables et avant les pluies continues — vous économisez ainsi les premiers arrosages d’appoint. Et ne plantez pas en plein hiver, pour éviter les gelées extrêmes et prolongées.
Le printemps reste possible, et il se pratique. Mais notre producteur ne le recommande que dans les zones à printemps et étés frais et humides : ailleurs, le plant, avec peu de racines, souffre des périodes sèches et demande des arrosages d’appoint pendant toute la première année, en évitant en plus les gelées tardives.
Si la plantation passe par une aide publique, le cahier des charges impose souvent les dates : vérifiez-les avant de commander les plants.
Il n’existe pas d’écartement idéal
Avant de planter, il faut décider la distance entre les plants d’un même rang et entre les rangs. Il n’y a pas de réponse universelle : l’écartement s’adapte au projet, et il dépend de six choses.
- L’essence choisie : un chêne vert et un chêne faginé ne se conduisent pas pareil.
- L’eau disponible : plus de plants, plus d’ombre, mais plus d’eau à apporter.
- L’orientation des plants et l’ensoleillement reçu.
- L’espace disponible : sur les petites parcelles on resserre, ce qui se fait beaucoup en France, pour viser une production plus précoce et plus abondante.
- L’investissement engagé et la rentabilité recherchée.
- Le cahier des charges de l’administration, quand la plantation passe par une aide : il impose souvent l’écartement.
Les distances que la loi impose
Le nombre de plants dépend aussi de distances minimales qui ne se négocient pas : parcelles voisines, routes et chemins, autres infrastructures, et cours d’eau, pour lesquels l’autorité de bassin fixe la distance à respecter.
Il faut enfin garder la place des travaux : l’entretien, le cavage et la mécanisation. Un rang trop serré se paie tous les ans, pendant trente ans.
Le travail d’une truffière, saison après saison
Une truffière se travaille toute l’année. Les travaux qui reviennent : la taille au printemps, le désherbage à l’automne, l’irrigation, la surveillance des galles et des maladies.
La taille n’est pas une taille ordinaire : il faut savoir quelle branche, laquelle, quand, où et pourquoi. Et le réseau d’irrigation ne s’installe pas comme celui d’un potager : cinq entreprises seulement sont spécialisées en Espagne.
Parler de votre projet de truffière
Indiquez-nous la surface, la région et l’état de la parcelle. Nous vous disons ce qu’il faut vérifier en premier et ce qu’un projet de cette taille implique, avant tout engagement.
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