Plants Truffiers

Achetez vos plants truffiers directement au producteur : de jeunes chênes et chênes verts dont les racines sont déjà mycorhizées en pépinière avec le champignon de la truffe noire, Tuber melanosporum, prêts à planter.

C’est par ce plant que commence toute truffière : l’arbre et le champignon se nourrissent l’un l’autre, et si l’arbre manque, le champignon manque aussi.

Cette page présente les essences disponibles, ce qui distingue un bon plant d’un plant quelconque, combien il en faut par hectare et à quel horizon ils produisent.

Plants truffiers : jeune chêne mycorhizé sorti de son godet, motte aux pointes blanches de mycorhizes visibles

Les essences de plant truffier

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Ce qui vient après le plant

Ce qui distingue un plant truffier d’un jeune arbre

La mycorhization est une symbiose : le champignon et la plante s’associent et s’apportent des nutriments l’un à l’autre. Le plant truffier est un arbre sur les racines duquel cette association a été établie avant la plantation.

Rien, à l’œil, ne la prouve. C’est une analyse de laboratoire qui la prouve, et cette analyse, c’est l’acheteur qui la commande.

L’analyse de mycorhization, commandée par l’acheteur

Les pépinières ont leur protocole légal. Mais le contrôle qui décide est celui que le trufficulteur fait faire de son côté, dans un laboratoire extérieur spécialisé en trufficulture. Notre producteur le fait sur tous les lots qu’il achète.

Comptez autour de 65 € par plant analysé, avec un minimum de cinq plants. Le nombre monte avec la commande : pour une plantation de 1 000 plants, il faut en analyser une douzaine, et le coût se répartit sur l’ensemble du lot.

Le rapport rendu par le laboratoire tient en six points :

Le seuil à exiger, et ce qui se passe si le lot ne le tient pas

Les protocoles actuels demandent une moyenne minimale de 33 % de mycorhizes de Tuber melanosporum. Au-dessus de 33 %, le lot est en règle ; à partir de 55 %, c’est un bon plant, et l’idéal se situe entre 55 et 70 %.

Le pourcentage ne suffit pas : il faut aussi peu de mycorhizes contaminantes génériques — aucune, de préférence — et surtout aucune mycorhize d’autres Tuber, qui sont celles qui mettent la parcelle entière en danger.

Quand l’analyse conclut que le lot n’est pas apte, notre producteur le renvoie en entier à la pépinière avec le rapport, et la pépinière l’échange contre un lot équivalent qui passe le contrôle, sans surcoût. Cet accord se négocie avant de commander, pas après avoir reçu les plants.

Combien de plants truffiers par hectare

La référence de notre producteur est d’environ 300 plants par hectare. Pour 40 hectares, cela fait 12 000 plants à commander.

Mais il n’existe pas de densité idéale : l’écartement se décide parcelle par parcelle, et il dépend de six choses.

Les distances à respecter avant de tracer

Le nombre de plants dépend aussi des distances minimales imposées : parcelles voisines, routes et chemins, autres infrastructures, et cours d’eau, pour lesquels l’autorité de bassin fixe une distance obligatoire.

Il faut enfin garder la place des travaux à venir : l’entretien, le cavage et la mécanisation. Un rang trop serré se paie tous les ans pendant trente ans.

Le calendrier de production d’un plant truffier

Si tout est fait correctement, les premières truffes arrivent vers 5 ou 6 ans, à titre symbolique. La production commerciale commence entre 8 et 10 ans.

Quelle essence pour la truffe noire

La truffe noire s’associe principalement aux Quercus. Pour une plantation qui réussit, les meilleures options sont le chêne vert, le chêne et le chêne faginé — chênes verts, chênes et quejigos, dans les termes de notre producteur.

Le chêne vert ou carrasca (Quercus ilex) est l’essence la plus répandue dans les truffières de truffe noire. Il encaisse le froid sans dommages notables jusqu’à −15, −20, voire −25 °C, il se taille plus facilement que les autres, et il résiste mieux que les autres Quercus — et bien mieux que le noisetier — à la colonisation par les champignons qui peuvent déplacer la truffe noire.

Le chêne faginé (Quercus faginea), le quejigo espagnol, a un système racinaire puissant et étendu. Très résistant au froid et aux gelées, on le trouve plus haut en altitude que le chêne vert, et il s’adapte bien aux terrains argileux. En contrepartie, il est un peu plus exposé à la contamination que le chêne vert, et il ramifie et monte en hauteur : il demande un étêtage dès le départ et des tailles plus délicates.

Le chêne kermès convient aux zones thermophiles et sèches, mais son développement est extrêmement lent, sa taille est compliquée et le chien y travaille mal. C’est un appoint, jamais une offre.

Le noisetier (Corylus avellana) produit plus tôt, puis décline prématurément, et il draine avec lui Tuber brumale, le contaminant le plus dangereux. Sa page dit pourquoi nous ne le recommandons pas.

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Indiquez-nous la surface, la région et l’essence envisagée. Nous vous répondons avec le nombre de plants à prévoir et ce qu’il faut vérifier avant de commander. Les plants se réservent longtemps à l’avance : pour planter cet automne, la commande se ferme bien avant.

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